Quelques explications
On peut appeler papier tout ce qui est constitué de fibres de celluloses donc d'origine végétale, mises en suspension dans de l'eau puis égouttées sur une surface plane.
Quel que soit le procédé employé, c'est la mise en suspension dans l'eau des fibres et leur égouttage qui permettent de constituer le papier.

Ces opérations réalisées, les feuilles de papiers peuvent maintenant subir des traitements complémentaires.

Afin d'en améliorer l'imprimabilité, on peut déposer à la surface du papier une couche pigmentaire,on parle alors de papier "couché".
Ces couches pigmentaires sont principalement constituées de charges minérales ainsi que de latex synthétiques et sont déposées au moyen de machines appelées "coucheuses".

Elles ont pour objectif de régler l'absorption des encres afin de conserver leurs pigments en surface. En sortie de la coucheuse le papier est d'aspect "mat" ou "semi mat" mais, après une opération de calandrage il peut être rendu "brillant".

On obtient alors une bobine qui est tronçonnée à la taille voulue.
Les bobines de papier peuvent être utilisées tel quel ou reconditionnées sous forme de feuilles de formats divers.

Différents critères permettent d'apprécier la qualité d'un papier et donc sa valeur.

- L'épaisseur (en micromètres, par exemple le papier à lettre a une épaisseur de 110 micromètres)
- Le grammage (en grammes au m², pour exemple le papier à cigarette pèse 15 g/m² et le papier à lettre 80 g/m²)
- La main : rapport épaisseur/grammage
- L'opacité
- La blancheur (mesurée à 457 nm)
- La brillance : mesurée généralement à 20, 60, 75 et 85°
- La rugosité, qui est la taille moyenne des bosses présentes sur le papier.

- Le bouffant qui mesure l'augmentation d'épaisseur du papier lorsqu'on en considère une pile (le papier type Bande-dessinée est très bouffant, alors que le papier bible a un bouffant très faible)
- La teinte
- La rigidité
et d'autres critères bien plus techniques encore.

Le papier est disponible sous différents formats en bobine ou en ramette. Plusieurs formats cohabitent ensemble : le format international, français et américain.

Dans le format international, le rapport de la longueur à la largeur de la feuille de base vaut la racine carrée de deux. Ce rapport a la propriété de se conserver lorsqu'on plie ou coupe la feuille en deux dans sa grande dimension et son usage semble fort ancien comme en attestent les manuscrits arabes.

Le rapport est simplement la conséquence d'une exigence de conservation de l'aspect (conservation du rapport longueur sur largeur).
On passe d'une feuille au format Ax au format Ax + 1 en pliant la feuille Ax dans la grande dimension. Ce standard est utilisé dans tout les pays du monde sauf les États-Unis d'Amérique et le Canada.

Les formats français ont les dénominations suivantes (héritées des filigranes qu'ils portaient autrefois) :

Formats de la Norme ISO 216 (en mm)
4A0 1682 × 2378
2A0 1189 × 1682
A0 840 × 1189
A1 594 × 840
A2 420 × 594
A3 297 × 420
A4 210 × 297
A5 148 × 210

Quand ces papiers étaient fabriqués à la main leur dimensions pouvait varier en fonction des conditions de fabrication (saison, durée du séchage, gélatinage, stockage) et ce malgré les règlements. Une certaine tolérance était admise.

Dénomination Format en cm
Cloche 30 x 40
Pot ou écolier 31 x 40
Tellière 34 x 44
Couronne écriture 36 x 46
Couronne édition 37 x 47
Ecu 40 x 52
Coquille 45 x 56
Carré 45 x 45
Cavalier 46 x 62
Demi-Raisin 32.5 x 50
Raisin 50 x 65
Double raisin 65 x 100
Jésus 56 x 76
Soleil 60 x 80
Colombier commercial 63 x 90
Colombier affiche 60 x 80
Petit aigle 70 x 94
Grand aigle 75 x 100
Grand monde 90 x 126
Univers 100 x 140

Ces formats sont normalisés par l'Afnor.